DPGF, décomposition du prix global et forfaitaire
La DPGF détaille le prix forfaitaire d'un marché public poste par poste, surtout en travaux. Rôle, différence avec le BPU et erreurs à éviter en la remplissant.
Mis à jour le 4 septembre 2026
La DPGF, décomposition du prix global et forfaitaire, est le document dans lequel le candidat détaille poste par poste le prix forfaitaire qu'il propose pour un marché public. Elle montre comment le montant inscrit dans l'acte d'engagement se répartit entre les différentes prestations, sans que ce détail ne modifie le caractère forfaitaire du prix.
Comment ça marche
La DPGF est utilisée dans les marchés à prix forfaitaire, très fréquents en travaux : construction d'un bâtiment, rénovation, aménagement. L'acheteur fournit dans le DCE un cadre de DPGF, souvent structuré par lot puis par chapitre, avec des quantités indicatives. Le candidat renseigne les prix unitaires et les totaux ; la somme donne le prix global.
Le point essentiel est que le forfait engage l'entreprise sur le résultat : si les quantités réelles diffèrent des quantités indiquées, le prix ne change pas, sauf modification du programme par l'acheteur. La DPGF sert surtout à trois choses : vérifier la cohérence de l'offre, détecter une offre anormalement basse, et servir de base au règlement des acomptes et des modifications en cours de chantier.
Selon le CCAP, la DPGF peut être ou non une pièce contractuelle. Lorsqu'elle ne l'est pas, seul le montant global de l'acte d'engagement engage les parties.
Ce que ça change pour une entreprise
La DPGF vous oblige à faire un métré sérieux. Les quantités du cadre sont indicatives : si vous constatez, à la lecture du CCTP et des plans, qu'elles sont sous-évaluées, c'est votre prix qui doit en tenir compte, pas une réclamation ultérieure. Visitez le site quand c'est possible.
Vérifiez que chaque prestation décrite dans le CCTP a bien une ligne dans la DPGF. Si une prestation manque, ajoutez-la ou posez une question à l'acheteur pendant la consultation. Assurez-vous aussi que votre total de DPGF est strictement égal au montant de l'acte d'engagement : une divergence rend l'offre ambiguë et peut conduire à son rejet.
Enfin, évitez les déséquilibres artificiels entre postes. Un poste manifestement sous-évalué attire une demande de justification.
Exemple
La commune de Villars-en-Baume construit une halle de marché couverte, avec un lot charpente bois estimé à 260 000 € HT. La DPGF fournie détaille les poteaux, fermes, pannes, contreventements, traitement et pose. Une charpenterie locale remplit chaque ligne, constate que la quantité de pannes semble sous-estimée par rapport aux plans, corrige son métré et inscrit un forfait de 271 500 € HT, identique dans l'acte d'engagement.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si les quantités réelles dépassent celles de la DPGF ?
Dans un marché forfaitaire, le prix ne bouge pas si l'ouvrage est conforme au programme initial. Seule une modification demandée par l'acheteur donne lieu à un avenant ou à un ordre de service valorisé.
La DPGF doit-elle être signée ?
Cela dépend du règlement de consultation. En général, seul l'acte d'engagement est signé, et la DPGF y est annexée.
Peut-on modifier le cadre de DPGF fourni ?
Il vaut mieux éviter. Si vous devez ajouter un poste, faites-le de manière visible et expliquez-le dans votre offre.